Garant du confort d'un logement, l'isolation thermique réduit aussi les dépenses énergétiques : une habitation mal isolée entraîne une consommation excessive de chauffage ou de climatisation. Chercher à l’améliorer constitue donc un investissement rentable, tant sur le plan économique qu'environnemental.
1. Identifier les principales déperditions de chaleur
Avant d'entreprendre des travaux, il est recommandé de réaliser un diagnostic afin d'identifier les zones responsables des pertes de chaleur. En France, la toiture représente généralement la première source de déperdition thermique, suivie des murs, des fenêtres, des planchers bas et des ponts thermiques.
Un Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) ou un audit énergétique permet d'obtenir une vision précise des performances du logement et de définir les travaux prioritaires.
2. Intervenir sur les zones identifiées moins performantes
Isoler la toiture en priorité
La toiture est responsable d'environ 25 à 30 % des pertes de chaleur d'une maison mal isolée. L'isolation des combles perdus est souvent l'intervention la plus rentable grâce à un coût relativement accessible et un gain énergétique important.
Pour les combles aménagés, une isolation sous rampants ou par l'extérieur peut être envisagée selon la configuration du bâtiment.
Le choix du matériau (la laine de verre, la laine de roche, la fibre de bois…) dépend des performances thermiques recherchées, du budget et des caractéristiques du logement.
Améliorer l'isolation des murs
Les murs représentent environ 20 à 25 % des déperditions thermiques. Pour eux, deux solutions existent :
- L’isolation par l'intérieur (ITI), généralement moins coûteuse ;
- L’isolation thermique par l'extérieur (ITE), plus performante puisqu'elle limite également les ponts thermiques, tout en rénovant la façade et offrant un meilleur confort d'hiver comme d'été.
Remplacer les fenêtres anciennes
Des fenêtres à simple vitrage peuvent être responsables de près de 15 % des pertes énergétiques.
Leur remplacement par des fenêtres en double ou triple vitrage améliore l'isolation thermique, tout comme l'isolation acoustique. Il est important de choisir des menuiseries performantes et de veiller à une pose de qualité afin d'assurer une parfaite étanchéité à l'air.
Isoler les planchers bas
Lorsque le logement possède un sous-sol, un vide sanitaire ou un garage non chauffé, l'isolation du plancher bas permet de limiter les sensations de sol froid tout en réduisant les besoins en chauffage.
Cette opération est souvent moins connue, mais offre un excellent rapport coût/performance.
3. Ne pas négliger la ventilation
Attention, un logement bien isolé doit également être correctement ventilé. Sans renouvellement de l'air, l'humidité peut s'accumuler et provoquer des moisissures ou une dégradation de la qualité de l'air intérieur.
L'installation d'une VMC simple flux ou double flux permet de conserver un air sain tout en limitant les pertes de chaleur.
Se faire accompagner par un courtier en travaux
Les projets d'isolation thermique impliquent souvent plusieurs corps de métier et nécessitent de comparer les devis afin d'obtenir le meilleur rapport qualité-prix. Faire appel à un courtier en travaux permet d'être accompagné à chaque étape du projet.
Grâce à son réseau d'entreprises qualifiées, le courtier sélectionne des artisans adaptés aux besoins du propriétaire, facilite la mise en concurrence des devis et aide à choisir les solutions techniques les plus pertinentes.
Il peut également orienter les particuliers vers les aides financières disponibles et contribuer à sécuriser l'ensemble du projet de rénovation (MaPrimeRénov', les Certificats d'Économies d'Énergie (CEE), l'éco-prêt à taux zéro, le taux réduit de TVA à 5,5 % sur certains travaux…).
